Chauffage & Climatisation
MaPrimeRenov chaudière gaz : nouvelles règles septembre 2026
Publié le 24/09/2026
Vous chauffez votre maison au gaz et prévoyez des travaux de rénovation énergétique ? Depuis le 1er septembre 2026, une nouvelle règle peut directement modifier votre projet et le montant de vos aides.
Dans le cadre de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur, conserver une chaudière gaz dans une maison individuelle n’est désormais plus compatible avec les conditions d’éligibilité au dispositif. Pour bénéficier de cette aide, les propriétaires concernés doivent donc envisager le remplacement de leur ancien système de chauffage par un équipement décarboné.
Pompe à chaleur air-eau ou géothermique, chauffage au bois, raccordement à un réseau de chaleur… Plusieurs solutions permettent de sortir des énergies fossiles et peuvent ouvrir droit à un financement.
Mais faut-il obligatoirement changer sa chaudière gaz ? Est-elle réellement interdite en 2026 ? Quelles primes, CEE, aides financières ou solutions de prêt peuvent réduire le reste à charge ?
Cozynergy fait le point sur les nouvelles règles de MaPrimeRénov’ chaudière gaz et les choix possibles pour financer votre rénovation.
SOMMAIRE
- Ce qui a changé pour votre chaudière gaz avec MaPrimeRénov' depuis le 1er septembre 2026
- Quelles exigences pour le chauffage lors d'une rénovation d'ampleur en 2026 ?
- La chaudière gaz est-elle interdite en France en 2026 ?
- Pourquoi les chaudières gaz ne sont plus subventionnées par l'État ?
- Quelles sont les alternatives décarbonées éligibles à MaPrimeRénov' pour remplacer votre installation gaz ?
- Quelles sont les aides financières pour remplacer son ancienne chaudière au gaz en 2026 ?
Depuis le 1er septembre 2026, les conditions pour bénéficier de MaPrimeRénov' dans le cadre d'une rénovation d'ampleur ont évolué. Pour les maisons individuelles, le parcours accompagné exclut désormais les projets qui prévoient de conserver ou de renouveler un système de chauffage fonctionnant majoritairement aux énergies fossiles, notamment une chaudière gaz.
Cette nouvelle règle s'applique aux demandes de prime déposées à compter de cette date. Concrètement, à l'issue des travaux, le logement ne doit plus être équipé d'une chaudière gaz comme système de chauffage principal. Un propriétaire occupant ou bailleur doit donc intégrer cette exigence dès la construction de son projet de rénovation et au moment de choisir ses futurs équipements.
Auparavant, le dispositif permettait de conserver une installation existante fonctionnant aux énergies fossiles, à condition notamment que les travaux permettent un gain d'au moins deux classes sur le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Cette possibilité a été supprimée : si votre projet prévoit de garder votre chaudière gaz actuelle ou d'en installer une nouvelle, il ne sera plus éligible à MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur.
La rénovation d'ampleur s'inscrit dans une démarche globale visant à améliorer durablement la performance énergétique du logement. Le parcours accompagné peut, si tous les critères sont remplis, financer jusqu'à 80 % de 40 000 euros de travaux pour les foyers aux revenus les plus modestes.
Pour bénéficier de ce niveau de prise en charge, les exigences techniques sont strictes. L'une des principales concerne l'installation de systèmes de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire décarbonés. Dans le cadre de ce parcours, il n'est désormais plus possible de réaliser une rénovation d'ampleur en conservant ou en installant un chauffage fonctionnant majoritairement avec des énergies fossiles.
💡 Une PAC hybride associant une pompe à chaleur à un appoint au gaz ou au fioul est également exclue de ce parcours.
L'objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de favoriser des équipements présentant de meilleures performances environnementales. Les propriétaires sont ainsi orientés vers des systèmes utilisant des énergies renouvelables plutôt que vers le fioul ou le gaz. Le type de chauffage retenu constitue donc une composante essentielle du projet et doit être pris en compte dès sa conception.
Pour bénéficier de MaPrimeRénov’ dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, le projet doit s’appuyer sur un audit énergétique. Celui-ci permet d’identifier les principales déperditions thermiques du logement et de construire un plan de travaux adapté pour améliorer ses performances. Il permet également d’adapter le futur système de chauffage aux besoins du logement après rénovation.
Le parcours impose également plusieurs étapes administratives :
Ces professionnels s'assurent que le remplacement respecte les exigences en vigueur et que le nouveau système est adapté aux caractéristiques de votre logement.
💡 Pour un particulier, cet accompagnement permet également de construire un projet cohérent avant d'engager les travaux et leur coût.
Les évolutions de MaPrimeRénov' peuvent laisser penser que les chaudières gaz sont désormais interdites en France. Ce n'est pas le cas : en 2026, vous pouvez toujours conserver et utiliser une chaudière gaz existante dans votre logement. Les changements de réglementation concernent avant tout les conditions d'accès aux aides à la rénovation énergétique.
Depuis le 1er septembre 2026, la principale évolution concerne MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur en maison individuelle. Pour prétendre à cette prime, le projet doit désormais prévoir la sortie du chauffage fossile. Autrement dit, la conservation d'une chaudière gaz existante reste légale, mais n'est plus compatible avec les conditions d'éligibilité à MaPrimeRénov' dans le cadre de ce parcours.
En dehors d'une rénovation d'ampleur financée par ce dispositif, un particulier peut donc continuer à utiliser et à entretenir sa chaudière gaz. Son entretien reste nécessaire pour assurer son bon fonctionnement et prolonger sa durée de vie. La réalisation de certains travaux de rénovation énergétique « par geste » ne vous oblige pas non plus, à elle seule, à changer votre équipement existant.
La politique actuelle ne repose donc pas sur une interdiction générale du chauffage au gaz, mais sur une évolution progressive des aides publiques destinée à encourager les travaux de décarbonation. L'objectif est d'orienter davantage les projets de rénovation vers des systèmes de chauffage moins dépendants des énergies fossiles.
La suppression progressive des subventions pour les équipements fonctionnant au gaz s'inscrit dans une stratégie environnementale et économique de long terme. L'objectif des pouvoirs publics est de réduire progressivement le recours aux énergies fossiles et d'orienter les aides vers des systèmes de chauffage plus décarbonés.
💡 Le secteur du bâtiment représente une part importante des émissions nationales, ce qui fait du chauffage l'un des principaux leviers pour diminuer l'empreinte carbone de l'habitat.
Au-delà de l'enjeu climatique, cette évolution répond également à une volonté de réduire la dépendance aux énergies fossiles, dont les prix peuvent fortement varier. En réorientant les aides vers des solutions utilisant des énergies renouvelables ou davantage d'énergie électrique, les pouvoirs publics cherchent à limiter cette dépendance et à favoriser des équipements de chauffage performants, capables de réduire les consommations et les dépenses énergétiques.
Dans ce contexte, continuer à subventionner l'installation d'un équipement fonctionnant au gaz avec des fonds publics devenait difficilement compatible avec la politique de décarbonation engagée.
Lorsque le remplacement de la chaudière gaz est nécessaire, plusieurs solutions de chauffage décarbonées peuvent être envisagées. MaPrimeRénov' permet notamment de financer l'installation de certains équipements utilisant des énergies renouvelables. Le choix dépend du logement, de son isolation, du système de chauffage existant et du coût total du projet.
Les pompes à chaleur (PAC) représentent aujourd'hui une alternative courante au chauffage au gaz. La PAC air-eau récupère les calories présentes dans l'air extérieur pour chauffer l'eau du circuit de chauffage. Elle peut notamment être intéressante en remplacement d'une chaudière gaz lorsque le logement dispose déjà d'un réseau de radiateurs à eau ou d'un plancher chauffant.
La pompe à chaleur géothermique fonctionne sur le même principe, mais puise l'énergie présente dans le sol. Grâce à la température plus stable du sol, elle offre des performances régulières tout au long de l'année, mais son installation nécessite un terrain adapté et des travaux plus importants.
L'Anah indique des forfaits pouvant atteindre 5 000 € pour une PAC air-eau et 11 000 € pour une PAC géothermique pour les ménages aux revenus très modestes. Le montant de la prime varie notamment en fonction des ressources du foyer et de l'équipement installé.
Le chauffage au bois constitue une autre solution pour sortir des énergies fossiles. Les poêles à granulés, les chaudières à granulés ou à bûches et les autres équipements utilisant le bois permettent de s'appuyer sur une ressource renouvelable et offrent des rendements élevés.
Le choix dépend toutefois de la configuration du logement. Un poêle à granulés est particulièrement adapté pour chauffer une partie du logement ou comme chauffage principal dans certaines configurations, tandis qu'une chaudière biomasse peut alimenter un réseau de chauffage central et produire de l'eau chaude sanitaire. Il faut également tenir compte de l'espace nécessaire au stockage du combustible et de l'entretien de l'équipement.
D'autres solutions peuvent également être envisagées. Le système solaire combiné utilise des panneaux solaires thermiques pour produire de la chaleur destinée au chauffage et à l'eau chaude sanitaire. Il est particulièrement intéressant lorsque le logement dispose d'une toiture suffisamment bien exposée pour recevoir des panneaux solaires, mais nécessite généralement un système d'appoint pour assurer les besoins lorsque l'ensoleillement est insuffisant.
Le raccordement à un réseau de chaleur constitue une autre possibilité lorsque ce service existe à proximité du logement. Cette solution est donc principalement conditionnée par l'adresse du bien et la présence d'un réseau accessible. Une aide au raccordement peut atteindre 1 200 € selon les conditions applicables.
💡 Pour faire le choix de la solution la plus adaptée à votre logement et à vos besoins, notre équipe Cozynergy vous conseille et vous accompagne dans votre projet.
Plusieurs aides financières peuvent être mobilisées en 2026 pour réduire le coût du remplacement d'une ancienne chaudière gaz. Selon les travaux réalisés et votre situation, ces dispositifs peuvent se compléter afin de diminuer le montant total à financer et le reste à charge.
Comme évoqué précédemment, MaPrimeRénov' ne finance plus l'installation d'une chaudière gaz, mais certains systèmes de chauffage permettant de remplacer cet appareil restent éligibles. Distribuée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), cette prime varie notamment selon les revenus du ménage et les travaux réalisés.
Dans le cadre de MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur, le chauffage s'intègre dans un projet plus global pouvant également comprendre l'isolation des murs, de la toiture, des planchers bas ou des fenêtres, ainsi que des travaux de ventilation. Le projet doit permettre un gain d'au moins deux classes énergétiques au DPE dès la première étape et faire l'objet d'une évaluation avant et après les travaux.
Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) constituent une aide financée par les fournisseurs d'énergie. Dans certaines situations, la Prime CEE et la prime Coup de pouce chauffage peuvent contribuer au financement du remplacement d'une chaudière gaz par un équipement plus performant. Elles peuvent, sous conditions, être cumulées avec MaPrimeRénov' et ainsi permettre d'économiser sur le coût final des travaux.
Pour financer le reste à charge, l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet d'emprunter jusqu'à 50 000 € sans intérêts, avec une durée de remboursement pouvant atteindre 20 ans. Le plafond accordé dépend notamment de la nature et du nombre de travaux financés. Le prêt avance rénovation constitue une autre solution pour les ménages rencontrant des difficultés à financer leur projet avec un crédit classique.
Enfin, certains travaux de rénovation énergétique peuvent bénéficier d'une TVA réduite à 5,5 %, directement appliquée sur la facture lorsqu'ils remplissent les conditions requises. Des aides locales peuvent également compléter le financement selon votre lieu de résidence et la nature de votre projet.
Avant d'effectuer les travaux, il est important de vérifier les conditions propres à chaque dispositif et de constituer votre dossier dans le bon ordre afin de ne pas perdre le bénéfice de certaines aides.
Pour simplifier vos démarches, Cozynergy s'occupe de votre dossier de A à Z : nous recherchons les aides et subventions auxquelles vous pouvez prétendre et vous fournissons un devis avec les subventions déduites. N'hésitez pas à réaliser une simulation gratuite sur notre site internet.
Dans le cadre de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur, conserver une chaudière gaz dans une maison individuelle n’est désormais plus compatible avec les conditions d’éligibilité au dispositif. Pour bénéficier de cette aide, les propriétaires concernés doivent donc envisager le remplacement de leur ancien système de chauffage par un équipement décarboné.
Pompe à chaleur air-eau ou géothermique, chauffage au bois, raccordement à un réseau de chaleur… Plusieurs solutions permettent de sortir des énergies fossiles et peuvent ouvrir droit à un financement.
Mais faut-il obligatoirement changer sa chaudière gaz ? Est-elle réellement interdite en 2026 ? Quelles primes, CEE, aides financières ou solutions de prêt peuvent réduire le reste à charge ?
Cozynergy fait le point sur les nouvelles règles de MaPrimeRénov’ chaudière gaz et les choix possibles pour financer votre rénovation.
SOMMAIRE
- Ce qui a changé pour votre chaudière gaz avec MaPrimeRénov' depuis le 1er septembre 2026
- Quelles exigences pour le chauffage lors d'une rénovation d'ampleur en 2026 ?
- La chaudière gaz est-elle interdite en France en 2026 ?
- Pourquoi les chaudières gaz ne sont plus subventionnées par l'État ?
- Quelles sont les alternatives décarbonées éligibles à MaPrimeRénov' pour remplacer votre installation gaz ?
- Quelles sont les aides financières pour remplacer son ancienne chaudière au gaz en 2026 ?
Ce qui a changé pour votre chaudière gaz avec MaPrimeRénov' depuis le 1er septembre 2026
Depuis le 1er septembre 2026, les conditions pour bénéficier de MaPrimeRénov' dans le cadre d'une rénovation d'ampleur ont évolué. Pour les maisons individuelles, le parcours accompagné exclut désormais les projets qui prévoient de conserver ou de renouveler un système de chauffage fonctionnant majoritairement aux énergies fossiles, notamment une chaudière gaz.
Cette nouvelle règle s'applique aux demandes de prime déposées à compter de cette date. Concrètement, à l'issue des travaux, le logement ne doit plus être équipé d'une chaudière gaz comme système de chauffage principal. Un propriétaire occupant ou bailleur doit donc intégrer cette exigence dès la construction de son projet de rénovation et au moment de choisir ses futurs équipements.
Auparavant, le dispositif permettait de conserver une installation existante fonctionnant aux énergies fossiles, à condition notamment que les travaux permettent un gain d'au moins deux classes sur le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Cette possibilité a été supprimée : si votre projet prévoit de garder votre chaudière gaz actuelle ou d'en installer une nouvelle, il ne sera plus éligible à MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur.
Quelles exigences pour le chauffage lors d'une rénovation d'ampleur en 2026 ?
La rénovation d'ampleur s'inscrit dans une démarche globale visant à améliorer durablement la performance énergétique du logement. Le parcours accompagné peut, si tous les critères sont remplis, financer jusqu'à 80 % de 40 000 euros de travaux pour les foyers aux revenus les plus modestes.
L'obligation de systèmes de chauffage et d'eau chaude décarbonés
Pour bénéficier de ce niveau de prise en charge, les exigences techniques sont strictes. L'une des principales concerne l'installation de systèmes de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire décarbonés. Dans le cadre de ce parcours, il n'est désormais plus possible de réaliser une rénovation d'ampleur en conservant ou en installant un chauffage fonctionnant majoritairement avec des énergies fossiles.
💡 Une PAC hybride associant une pompe à chaleur à un appoint au gaz ou au fioul est également exclue de ce parcours.
L'objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de favoriser des équipements présentant de meilleures performances environnementales. Les propriétaires sont ainsi orientés vers des systèmes utilisant des énergies renouvelables plutôt que vers le fioul ou le gaz. Le type de chauffage retenu constitue donc une composante essentielle du projet et doit être pris en compte dès sa conception.
Le rôle de l'audit énergétique et du recours à un artisan RGE
Pour bénéficier de MaPrimeRénov’ dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, le projet doit s’appuyer sur un audit énergétique. Celui-ci permet d’identifier les principales déperditions thermiques du logement et de construire un plan de travaux adapté pour améliorer ses performances. Il permet également d’adapter le futur système de chauffage aux besoins du logement après rénovation.
Le parcours impose également plusieurs étapes administratives :
- le rendez-vous France Rénov' pour valider le projet initial ;
- l'accompagnement par Mon Accompagnateur Rénov' (MAR) tout au long des démarches et de la constitution du dossier ;
- la réalisation des travaux par un professionnel ou une entreprise certifiée RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).
Ces professionnels s'assurent que le remplacement respecte les exigences en vigueur et que le nouveau système est adapté aux caractéristiques de votre logement.
💡 Pour un particulier, cet accompagnement permet également de construire un projet cohérent avant d'engager les travaux et leur coût.
La chaudière gaz est-elle interdite en France en 2026 ?
Les évolutions de MaPrimeRénov' peuvent laisser penser que les chaudières gaz sont désormais interdites en France. Ce n'est pas le cas : en 2026, vous pouvez toujours conserver et utiliser une chaudière gaz existante dans votre logement. Les changements de réglementation concernent avant tout les conditions d'accès aux aides à la rénovation énergétique.
Depuis le 1er septembre 2026, la principale évolution concerne MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur en maison individuelle. Pour prétendre à cette prime, le projet doit désormais prévoir la sortie du chauffage fossile. Autrement dit, la conservation d'une chaudière gaz existante reste légale, mais n'est plus compatible avec les conditions d'éligibilité à MaPrimeRénov' dans le cadre de ce parcours.
En dehors d'une rénovation d'ampleur financée par ce dispositif, un particulier peut donc continuer à utiliser et à entretenir sa chaudière gaz. Son entretien reste nécessaire pour assurer son bon fonctionnement et prolonger sa durée de vie. La réalisation de certains travaux de rénovation énergétique « par geste » ne vous oblige pas non plus, à elle seule, à changer votre équipement existant.
La politique actuelle ne repose donc pas sur une interdiction générale du chauffage au gaz, mais sur une évolution progressive des aides publiques destinée à encourager les travaux de décarbonation. L'objectif est d'orienter davantage les projets de rénovation vers des systèmes de chauffage moins dépendants des énergies fossiles.
Pourquoi les chaudières gaz ne sont plus subventionnées par l'État ?
La suppression progressive des subventions pour les équipements fonctionnant au gaz s'inscrit dans une stratégie environnementale et économique de long terme. L'objectif des pouvoirs publics est de réduire progressivement le recours aux énergies fossiles et d'orienter les aides vers des systèmes de chauffage plus décarbonés.
💡 Le secteur du bâtiment représente une part importante des émissions nationales, ce qui fait du chauffage l'un des principaux leviers pour diminuer l'empreinte carbone de l'habitat.
Au-delà de l'enjeu climatique, cette évolution répond également à une volonté de réduire la dépendance aux énergies fossiles, dont les prix peuvent fortement varier. En réorientant les aides vers des solutions utilisant des énergies renouvelables ou davantage d'énergie électrique, les pouvoirs publics cherchent à limiter cette dépendance et à favoriser des équipements de chauffage performants, capables de réduire les consommations et les dépenses énergétiques.
Dans ce contexte, continuer à subventionner l'installation d'un équipement fonctionnant au gaz avec des fonds publics devenait difficilement compatible avec la politique de décarbonation engagée.
Quelles sont les alternatives décarbonées éligibles à MaPrimeRénov' pour remplacer votre installation gaz ?
Lorsque le remplacement de la chaudière gaz est nécessaire, plusieurs solutions de chauffage décarbonées peuvent être envisagées. MaPrimeRénov' permet notamment de financer l'installation de certains équipements utilisant des énergies renouvelables. Le choix dépend du logement, de son isolation, du système de chauffage existant et du coût total du projet.
Les pompes à chaleur air-eau et géothermiques
Les pompes à chaleur (PAC) représentent aujourd'hui une alternative courante au chauffage au gaz. La PAC air-eau récupère les calories présentes dans l'air extérieur pour chauffer l'eau du circuit de chauffage. Elle peut notamment être intéressante en remplacement d'une chaudière gaz lorsque le logement dispose déjà d'un réseau de radiateurs à eau ou d'un plancher chauffant.
La pompe à chaleur géothermique fonctionne sur le même principe, mais puise l'énergie présente dans le sol. Grâce à la température plus stable du sol, elle offre des performances régulières tout au long de l'année, mais son installation nécessite un terrain adapté et des travaux plus importants.
L'Anah indique des forfaits pouvant atteindre 5 000 € pour une PAC air-eau et 11 000 € pour une PAC géothermique pour les ménages aux revenus très modestes. Le montant de la prime varie notamment en fonction des ressources du foyer et de l'équipement installé.
Les chaudières biomasse et poêles à granulés
Le chauffage au bois constitue une autre solution pour sortir des énergies fossiles. Les poêles à granulés, les chaudières à granulés ou à bûches et les autres équipements utilisant le bois permettent de s'appuyer sur une ressource renouvelable et offrent des rendements élevés.
Le choix dépend toutefois de la configuration du logement. Un poêle à granulés est particulièrement adapté pour chauffer une partie du logement ou comme chauffage principal dans certaines configurations, tandis qu'une chaudière biomasse peut alimenter un réseau de chauffage central et produire de l'eau chaude sanitaire. Il faut également tenir compte de l'espace nécessaire au stockage du combustible et de l'entretien de l'équipement.
Le système solaire combiné et le raccordement aux réseaux de chaleur
D'autres solutions peuvent également être envisagées. Le système solaire combiné utilise des panneaux solaires thermiques pour produire de la chaleur destinée au chauffage et à l'eau chaude sanitaire. Il est particulièrement intéressant lorsque le logement dispose d'une toiture suffisamment bien exposée pour recevoir des panneaux solaires, mais nécessite généralement un système d'appoint pour assurer les besoins lorsque l'ensoleillement est insuffisant.
Le raccordement à un réseau de chaleur constitue une autre possibilité lorsque ce service existe à proximité du logement. Cette solution est donc principalement conditionnée par l'adresse du bien et la présence d'un réseau accessible. Une aide au raccordement peut atteindre 1 200 € selon les conditions applicables.
💡 Pour faire le choix de la solution la plus adaptée à votre logement et à vos besoins, notre équipe Cozynergy vous conseille et vous accompagne dans votre projet.
Quelles sont les aides financières pour remplacer son ancienne chaudière au gaz en 2026 ?
Plusieurs aides financières peuvent être mobilisées en 2026 pour réduire le coût du remplacement d'une ancienne chaudière gaz. Selon les travaux réalisés et votre situation, ces dispositifs peuvent se compléter afin de diminuer le montant total à financer et le reste à charge.
MaPrimeRénov'
Comme évoqué précédemment, MaPrimeRénov' ne finance plus l'installation d'une chaudière gaz, mais certains systèmes de chauffage permettant de remplacer cet appareil restent éligibles. Distribuée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), cette prime varie notamment selon les revenus du ménage et les travaux réalisés.
Dans le cadre de MaPrimeRénov' Rénovation d'ampleur, le chauffage s'intègre dans un projet plus global pouvant également comprendre l'isolation des murs, de la toiture, des planchers bas ou des fenêtres, ainsi que des travaux de ventilation. Le projet doit permettre un gain d'au moins deux classes énergétiques au DPE dès la première étape et faire l'objet d'une évaluation avant et après les travaux.
Les certificats d'économies d'énergie et la prime Coup de pouce
Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) constituent une aide financée par les fournisseurs d'énergie. Dans certaines situations, la Prime CEE et la prime Coup de pouce chauffage peuvent contribuer au financement du remplacement d'une chaudière gaz par un équipement plus performant. Elles peuvent, sous conditions, être cumulées avec MaPrimeRénov' et ainsi permettre d'économiser sur le coût final des travaux.
L'éco-prêt à taux zéro et le prêt avance rénovation
Pour financer le reste à charge, l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet d'emprunter jusqu'à 50 000 € sans intérêts, avec une durée de remboursement pouvant atteindre 20 ans. Le plafond accordé dépend notamment de la nature et du nombre de travaux financés. Le prêt avance rénovation constitue une autre solution pour les ménages rencontrant des difficultés à financer leur projet avec un crédit classique.
La TVA réduite à 5,5 % et les subventions des collectivités locales
Enfin, certains travaux de rénovation énergétique peuvent bénéficier d'une TVA réduite à 5,5 %, directement appliquée sur la facture lorsqu'ils remplissent les conditions requises. Des aides locales peuvent également compléter le financement selon votre lieu de résidence et la nature de votre projet.
Avant d'effectuer les travaux, il est important de vérifier les conditions propres à chaque dispositif et de constituer votre dossier dans le bon ordre afin de ne pas perdre le bénéfice de certaines aides.
Pour simplifier vos démarches, Cozynergy s'occupe de votre dossier de A à Z : nous recherchons les aides et subventions auxquelles vous pouvez prétendre et vous fournissons un devis avec les subventions déduites. N'hésitez pas à réaliser une simulation gratuite sur notre site internet.
FAQ - MaPrimeRénov' et chaudière gaz
Peut-on encore obtenir MaPrimeRénov' pour installer une chaudière gaz à condensation ?
Non, les équipements fonctionnant aux énergies fossiles ne reçoivent plus de subvention MaPrimeRénov', y compris les chaudières gaz à condensation et les modèles THPE (très haute performance énergétique). Les pouvoirs publics ont acté la fin de ce financement : aucune Prime Rénov' n'est donc disponible pour l'achat et la pose d'une nouvelle chaudière gaz.
Est-il obligatoire de remplacer sa chaudière gaz si elle fonctionne toujours ?
Non, vous pouvez parfaitement conserver votre installation actuelle si elle vous donne satisfaction. Il reste légal d'utiliser une chaudière gaz existante et de la faire entretenir. Son remplacement devient en revanche nécessaire si vous souhaitez avoir droit à MaPrimeRénov' dans le cadre d'une rénovation d'ampleur en maison individuelle. En dehors de ce cadre précis, votre chaudière peut continuer à chauffer votre logement.
Quelles sont les conditions de revenus pour financer le remplacement d'un chauffage au gaz ?
MaPrimeRénov' reste accessible à différents profils de propriétaires, mais le montant de l'aide varie selon les ressources du ménage et les travaux réalisés. Les barèmes sont notamment modulés selon quatre profils de revenus : très modestes, modestes, intermédiaires et supérieurs. Les ressources constituent donc un critère important pour connaître le niveau de prise en charge auquel vous pouvez prétendre. Selon le projet, un cumul avec d'autres aides peut également être possible.
80%
C'est la part maximale pouvant être prise en charge via le parcours accompagné, si tous les critères sont remplis, pour les foyers aux revenus les plus modestes.
À lire également
Chauffage & Climatisation
PAC air eau Panasonic gamme Aquarea : guide complet
PAC air eau Panasonic Aquarea : fonctionnement, modèles, prix et aides. Guide complet avec comparatif T-CAP vs Haute Performance. Installation RGE Cozynergy.
En savoir plus
Chauffage & Climatisation
TVA PAC air air : bénéficier du taux réduit à 5,5 %
Découvrez comment bénéficier de la TVA réduite à 5,5 % sur votre PAC air-air en 2026. Conditions, démarches et économies réalisables avec Cozynergy.
En savoir plus
Chauffage & Climatisation
Température idéale d’une maison en été : guide complet pour rester au frais
Découvrez la température idéale pour votre maison en été : 26°C en journée, 16-18°C la nuit. Conseils pour rester au frais et économiser de l'énergie.
En savoir plus