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DH RE2020 : tout savoir sur l'indicateur de confort d'été
Publié le 14/08/2026
Comment savoir si un logement restera confortable lors des prochaines vagues de chaleur ? C'est précisément la question à laquelle répond le degré heure (DH), l'indicateur introduit par la réglementation environnementale RE2020.
Son objectif est d'évaluer la capacité d'un bâtiment à maintenir une température intérieure agréable pendant les périodes de fortes chaleurs, sans dépendre systématiquement d'un système de climatisation.
Contrairement à l'ancien indicateur TIC (Température intérieure maximale conventionnelle) de la RT2012, le DH ne mesure pas uniquement un pic de température. Il prend en compte la durée des dépassements de seuil, le ressenti des occupants, l'orientation du bâtiment, les protections solaires, la ventilation, l'isolation ou encore l'inertie thermique des matériaux.
Cet indicateur est désormais incontournable pour tout projet de construction ou de rénovation visant à respecter les exigences de la RE2020.
Dans cet article, découvrez comment fonctionne le calcul du DH, quels sont les seuils réglementaires à respecter et quelles solutions mettre en œuvre pour améliorer durablement le confort d'été de votre logement.
SOMMAIRE
- Qu'est-ce que le degré heure (DH) de la RE 2020 ?
- Comment évaluer le confort d'été avec le degré heure (DH) ?
- Quels sont les seuils réglementaires de confort d'été ?
- Quelles sont les conséquences et exigences de conformité pour les projets RE2020 ?
- Comment optimiser le confort d'été ?
- Quels impacts du changement climatique sur le DH ?
- Le DH, un indicateur essentiel pour des bâtiments durables et confortables
Le degré heure (DH) est le nouvel indicateur de la réglementation RE2020 dédié à l'évaluation du confort d'été des bâtiments. Concrètement, cet outil mesure le cumul annuel de chaque degré d'inconfort, heure par heure et s'exprime en °C.h. Le DH permet ainsi d'évaluer avec précision l'écart entre la température intérieure réelle d'un bâtiment et la température de confort de référence afin d'optimiser le confort thermique des occupants.
La précédente réglementation s'appuyait sur la Température Intérieure Conventionnelle (TIC). L'indicateur TIC de la RT2012 était mal corrélé avec l'inconfort réellement ressenti par les occupants. Il se contentait de vérifier que la température maximale atteinte lors d'un épisode de chaleur ne dépassait pas un certain seuil, sans tenir compte de la durée de cet épisode ni de l'accumulation de la chaleur sur plusieurs jours. Or, c'est précisément la succession de journées et de nuits caniculaires qui génère le plus fort inconfort thermique.
Pour pallier ces limites, le DH RE2020 adopte une approche beaucoup plus dynamique. Il comptabilise chaque heure où la température intérieure dépasse le seuil de confort, en multipliant la durée du dépassement par le nombre de degrés excédentaires. Son mode de calcul s'appuie sur des scénarios météorologiques inspirés de la canicule exceptionnelle de 2003 afin d'anticiper les effets du réchauffement climatique. Cette méthode permet d'évaluer plus fidèlement le niveau d'inconfort dans une maison individuelle comme dans un logement collectif.
L'évaluation du confort d'été avec le degré heure (DH) repose sur une simulation thermique réalisée à l'aide du moteur de calcul de la RE2020. Celui-ci prend en compte les températures de référence ainsi que les caractéristiques intrinsèques du bâtiment afin d'évaluer précisément son niveau d'inconfort estival.
La méthode de calcul du DH repose sur des seuils de température dits « adaptatifs ». En journée, la température de confort varie de 26 °C à 28 °C selon les conditions météorologiques des jours précédents. Le corps humain s'adaptant progressivement à la chaleur, la réglementation autorise une température intérieure légèrement plus élevée lorsque les épisodes de fortes chaleurs se prolongent.
En revanche, pour préserver un sommeil réparateur, les exigences nocturnes sont plus strictes. En logement résidentiel, le seuil de confort est fixé à 26 °C entre 22 h et 7 h. Chaque heure durant laquelle cette température est dépassée vient alimenter le compteur du DH.
Voici la méthode de calcul du DH :
Degré heure = (température enregistrée - température de référence) x nombre d'heures de dépassement
Par exemple, si la température intérieure dépasse le seuil de 2 °C pendant 4 heures, le bâtiment cumule 8 °C.h d'inconfort. Plus les dépassements sont importants ou prolongés, plus le résultat final du DH augmente.
💡 Une particularité essentielle de la RE2020 concerne les logements équipés d'un système de climatisation. Pour mesurer les performances réelles du bâtiment, le calcul du DH est toujours réalisé climatisation désactivée. L'objectif est d'évaluer la qualité de conception de l'enveloppe et de l'isolation thermique avant tout recours à un système de rafraîchissement actif.
Le résultat du degré heure dépend directement des choix réalisés lors de l'étude thermique par le concepteur ou l'architecte. L'orientation des façades, les protections solaires, la surface des baies vitrées ou encore les performances de l'isolation thermique influencent fortement le niveau d'inconfort. Par exemple, une grande baie vitrée orientée plein sud ou ouest, sans protection adaptée, augmentera significativement le DH.
L'inertie thermique joue également un rôle essentiel. Des matériaux à forte inertie absorbent la chaleur en journée puis la restituent progressivement lorsque les températures baissent, ce qui limite les pics de chaleur à l'intérieur du bâtiment.
Enfin, la réglementation valorise les stratégies de rafraîchissement passif. La ventilation nocturne, lorsque la température extérieure devient inférieure à celle du logement, permet d'évacuer la chaleur accumulée. Dans un logement traversant, cette circulation naturelle de l'air peut réduire significativement le DH, limiter le recours à la climatisation et améliorer la performance énergétique du bâtiment.
La réglementation RE2020 définit deux seuils de degré heure (DH) pour évaluer le niveau de confort d'été d'un bâtiment et vérifier sa conformité.
Le respect des seuils du degré heure est une condition indispensable pour obtenir l'attestation de conformité à la réglementation RE2020 lors du dépôt du permis de construire.
La règle est simple : si le DH dépasse le seuil haut, le bâtiment est considéré comme non conforme. Le projet doit alors être revu afin de réduire le niveau d'inconfort estival, par exemple en ajoutant des protections solaires, en améliorant l'isolation, en réduisant les surfaces vitrées ou en optimisant la ventilation naturelle.
Pour les projets dont le résultat se situe entre 350 DH et le seuil haut, la réglementation prévoit un mécanisme de compensation. Une pénalité forfaitaire de refroidissement est alors ajoutée au Cep (Coefficient de consommation d'énergie primaire), l'indicateur qui mesure la consommation annuelle du bâtiment pour les principaux usages, comme le chauffage, le refroidissement, la ventilation, l'éclairage ou encore l'eau chaude sanitaire.
Cette pénalité simule la consommation énergétique d'une climatisation virtuelle qui serait nécessaire pour maintenir un niveau de confort acceptable pendant les périodes de fortes chaleurs. Si cette consommation supplémentaire fait dépasser le plafond réglementaire du Cep, le projet ne respecte plus les exigences de la RE2020 et devra être modifié avant sa mise en œuvre.
Pour obtenir un indicateur DH faible et limiter les risques de surchauffe, plusieurs leviers peuvent être mis en œuvre. Certains s'intègrent dès la conception d'un bâtiment neuf, tandis que d'autres peuvent être déployés dans le cadre d'un projet de rénovation énergétique.
La conception d'un bâtiment neuf constitue la meilleure occasion d'anticiper le confort d'été. Une conception bioclimatique permet de tirer parti de l'environnement en maximisant les apports solaires en hiver tout en limitant les surchauffes estivales. Pour cela, il est notamment recommandé de limiter les grandes ouvertures orientées à l'ouest, particulièrement exposées au soleil en fin de journée.
L'enveloppe du bâtiment constitue la première protection contre les fortes chaleurs. La RE2020 fixe des exigences sur ses performances afin de limiter les échanges thermiques avec l'extérieur.
Une isolation performante, notamment en toiture où la chaleur s'accumule le plus, est indispensable.
L'utilisation d'isolants à fort déphasage thermique permet de retarder l'entrée de la chaleur de plusieurs heures. Couplée à une forte inertie thermique des murs porteurs, cette isolation freine considérablement la montée en température intérieure durant la journée, limitant ainsi les périodes inconfortables.
Le rayonnement solaire traversant les vitrages constitue la principale cause de surchauffe en été. Il est donc essentiel de prévoir des protections solaires adaptées et de maîtriser le facteur solaire des baies vitrées.
Les solutions passives comprennent notamment les débords de toit ou la végétation, tandis que les solutions actives reposent sur des volets roulants, des brise-soleil orientables ou des stores extérieurs.
Ces équipements peuvent bloquer jusqu'à 90 % du rayonnement solaire avant qu'il ne traverse le vitrage, réduisant ainsi significativement le DH et le niveau d'inconfort.
Une fois les apports de chaleur limités, il est essentiel de pouvoir évacuer celle qui s'est accumulée à l'intérieur du bâtiment. L'ouverture des fenêtres lorsque les températures extérieures deviennent plus fraîches permet d'assurer un rafraîchissement passif efficace.
La conception du logement doit ainsi favoriser une ventilation traversante en positionnant les ouvrants sur des façades opposées.
L'installation d'un brasseur d'air au plafond constitue également une solution reconnue par la RE2020 : en créant un mouvement d'air, il améliore le confort ressenti tout en consommant très peu d'énergie par rapport à une climatisation.
Le degré heure est aujourd'hui un indicateur incontournable pour concevoir des logements capables de répondre aux conditions climatiques de demain. Plus qu'une simple exigence de la réglementation RE2020, le DH permet d'évaluer le confort d'été d'un bâtiment et de garantir un cadre de vie plus agréable face au réchauffement climatique. En limitant le recours systématique à la climatisation, il favorise également une meilleure efficacité énergétique et permet de réduire l'impact carbone.
Chez Cozynergy, nous mettons notre savoir-faire à votre service pour vous accompagner dans vos projets de rénovation énergétique. De l'étude de votre logement à la mise en œuvre de solutions d'isolation performantes, nos experts vous conseillent afin d'améliorer durablement votre confort en été comme en hiver. Profitez d'un diagnostic gratuit pour démarrer votre projet.
Son objectif est d'évaluer la capacité d'un bâtiment à maintenir une température intérieure agréable pendant les périodes de fortes chaleurs, sans dépendre systématiquement d'un système de climatisation.
Contrairement à l'ancien indicateur TIC (Température intérieure maximale conventionnelle) de la RT2012, le DH ne mesure pas uniquement un pic de température. Il prend en compte la durée des dépassements de seuil, le ressenti des occupants, l'orientation du bâtiment, les protections solaires, la ventilation, l'isolation ou encore l'inertie thermique des matériaux.
Cet indicateur est désormais incontournable pour tout projet de construction ou de rénovation visant à respecter les exigences de la RE2020.
Dans cet article, découvrez comment fonctionne le calcul du DH, quels sont les seuils réglementaires à respecter et quelles solutions mettre en œuvre pour améliorer durablement le confort d'été de votre logement.
SOMMAIRE
- Qu'est-ce que le degré heure (DH) de la RE 2020 ?
- Comment évaluer le confort d'été avec le degré heure (DH) ?
- Quels sont les seuils réglementaires de confort d'été ?
- Quelles sont les conséquences et exigences de conformité pour les projets RE2020 ?
- Comment optimiser le confort d'été ?
- Quels impacts du changement climatique sur le DH ?
- Le DH, un indicateur essentiel pour des bâtiments durables et confortables
Qu'est-ce que le degré heure (DH) de la RE 2020 ?
Le degré heure (DH) est le nouvel indicateur de la réglementation RE2020 dédié à l'évaluation du confort d'été des bâtiments. Concrètement, cet outil mesure le cumul annuel de chaque degré d'inconfort, heure par heure et s'exprime en °C.h. Le DH permet ainsi d'évaluer avec précision l'écart entre la température intérieure réelle d'un bâtiment et la température de confort de référence afin d'optimiser le confort thermique des occupants.
La précédente réglementation s'appuyait sur la Température Intérieure Conventionnelle (TIC). L'indicateur TIC de la RT2012 était mal corrélé avec l'inconfort réellement ressenti par les occupants. Il se contentait de vérifier que la température maximale atteinte lors d'un épisode de chaleur ne dépassait pas un certain seuil, sans tenir compte de la durée de cet épisode ni de l'accumulation de la chaleur sur plusieurs jours. Or, c'est précisément la succession de journées et de nuits caniculaires qui génère le plus fort inconfort thermique.
Pour pallier ces limites, le DH RE2020 adopte une approche beaucoup plus dynamique. Il comptabilise chaque heure où la température intérieure dépasse le seuil de confort, en multipliant la durée du dépassement par le nombre de degrés excédentaires. Son mode de calcul s'appuie sur des scénarios météorologiques inspirés de la canicule exceptionnelle de 2003 afin d'anticiper les effets du réchauffement climatique. Cette méthode permet d'évaluer plus fidèlement le niveau d'inconfort dans une maison individuelle comme dans un logement collectif.
| Critère d'évaluation | RT2012 (Indicateur TIC) | RE2020 (Indicateur DH) |
| Méthode de calcul | Valeur maximale absolue sur un jour | Cumul annuel des degrés et des heures de dépassement |
| Prise en compte de la durée | Non, pic ponctuel uniquement | Oui, évaluation continue sur l'année |
| Scénario météorologique | Climat moyen historique | Basé sur la canicule exceptionnelle de 2003 |
| Corrélation avec le ressenti | Faible | Très forte (intégration de l'accoutumance) |
Comment évaluer le confort d'été avec le degré heure (DH) ?
L'évaluation du confort d'été avec le degré heure (DH) repose sur une simulation thermique réalisée à l'aide du moteur de calcul de la RE2020. Celui-ci prend en compte les températures de référence ainsi que les caractéristiques intrinsèques du bâtiment afin d'évaluer précisément son niveau d'inconfort estival.
Méthode de calcul : températures de référence et durée d'inconfort
La méthode de calcul du DH repose sur des seuils de température dits « adaptatifs ». En journée, la température de confort varie de 26 °C à 28 °C selon les conditions météorologiques des jours précédents. Le corps humain s'adaptant progressivement à la chaleur, la réglementation autorise une température intérieure légèrement plus élevée lorsque les épisodes de fortes chaleurs se prolongent.
En revanche, pour préserver un sommeil réparateur, les exigences nocturnes sont plus strictes. En logement résidentiel, le seuil de confort est fixé à 26 °C entre 22 h et 7 h. Chaque heure durant laquelle cette température est dépassée vient alimenter le compteur du DH.
Voici la méthode de calcul du DH :
Degré heure = (température enregistrée - température de référence) x nombre d'heures de dépassement
Par exemple, si la température intérieure dépasse le seuil de 2 °C pendant 4 heures, le bâtiment cumule 8 °C.h d'inconfort. Plus les dépassements sont importants ou prolongés, plus le résultat final du DH augmente.
💡 Une particularité essentielle de la RE2020 concerne les logements équipés d'un système de climatisation. Pour mesurer les performances réelles du bâtiment, le calcul du DH est toujours réalisé climatisation désactivée. L'objectif est d'évaluer la qualité de conception de l'enveloppe et de l'isolation thermique avant tout recours à un système de rafraîchissement actif.
Les facteurs clés influençant le résultat du DH
Le résultat du degré heure dépend directement des choix réalisés lors de l'étude thermique par le concepteur ou l'architecte. L'orientation des façades, les protections solaires, la surface des baies vitrées ou encore les performances de l'isolation thermique influencent fortement le niveau d'inconfort. Par exemple, une grande baie vitrée orientée plein sud ou ouest, sans protection adaptée, augmentera significativement le DH.
L'inertie thermique joue également un rôle essentiel. Des matériaux à forte inertie absorbent la chaleur en journée puis la restituent progressivement lorsque les températures baissent, ce qui limite les pics de chaleur à l'intérieur du bâtiment.
Enfin, la réglementation valorise les stratégies de rafraîchissement passif. La ventilation nocturne, lorsque la température extérieure devient inférieure à celle du logement, permet d'évacuer la chaleur accumulée. Dans un logement traversant, cette circulation naturelle de l'air peut réduire significativement le DH, limiter le recours à la climatisation et améliorer la performance énergétique du bâtiment.
Quels sont les seuils réglementaires de confort d'été ?
La réglementation RE2020 définit deux seuils de degré heure (DH) pour évaluer le niveau de confort d'été d'un bâtiment et vérifier sa conformité.
- Le seuil bas est fixé à 350 DH. Il correspond à environ une semaine continue d'inconfort thermique. Lorsque le DH calculé est inférieur à 350 °C.h, le bâtiment est considéré comme très performant sur le plan du confort d'été. Aucune pénalité n'est alors appliquée au bilan énergétique.
- Le seuil haut est fixé autour de 1250 DH. Il correspond à environ 25 jours d'inconfort, avec des températures intérieures pouvant atteindre 30 °C en journée et 28 °C la nuit. Cette valeur peut légèrement varier selon la zone climatique (notamment dans le sud de la France) ou l'exposition au bruit extérieur. Elle constitue toutefois la limite maximale à ne pas dépasser pour qu'un projet soit jugé conforme à la RE2020.
Quelles sont les conséquences et exigences de conformité pour les projets RE2020 ?
Le respect des seuils du degré heure est une condition indispensable pour obtenir l'attestation de conformité à la réglementation RE2020 lors du dépôt du permis de construire.
La règle est simple : si le DH dépasse le seuil haut, le bâtiment est considéré comme non conforme. Le projet doit alors être revu afin de réduire le niveau d'inconfort estival, par exemple en ajoutant des protections solaires, en améliorant l'isolation, en réduisant les surfaces vitrées ou en optimisant la ventilation naturelle.
Pour les projets dont le résultat se situe entre 350 DH et le seuil haut, la réglementation prévoit un mécanisme de compensation. Une pénalité forfaitaire de refroidissement est alors ajoutée au Cep (Coefficient de consommation d'énergie primaire), l'indicateur qui mesure la consommation annuelle du bâtiment pour les principaux usages, comme le chauffage, le refroidissement, la ventilation, l'éclairage ou encore l'eau chaude sanitaire.
Cette pénalité simule la consommation énergétique d'une climatisation virtuelle qui serait nécessaire pour maintenir un niveau de confort acceptable pendant les périodes de fortes chaleurs. Si cette consommation supplémentaire fait dépasser le plafond réglementaire du Cep, le projet ne respecte plus les exigences de la RE2020 et devra être modifié avant sa mise en œuvre.
Comment optimiser le confort d'été ?
Pour obtenir un indicateur DH faible et limiter les risques de surchauffe, plusieurs leviers peuvent être mis en œuvre. Certains s'intègrent dès la conception d'un bâtiment neuf, tandis que d'autres peuvent être déployés dans le cadre d'un projet de rénovation énergétique.
L'intégration du DH dès la conception architecturale
La conception d'un bâtiment neuf constitue la meilleure occasion d'anticiper le confort d'été. Une conception bioclimatique permet de tirer parti de l'environnement en maximisant les apports solaires en hiver tout en limitant les surchauffes estivales. Pour cela, il est notamment recommandé de limiter les grandes ouvertures orientées à l'ouest, particulièrement exposées au soleil en fin de journée.
Le rôle de l'isolation et l'inertie thermique
L'enveloppe du bâtiment constitue la première protection contre les fortes chaleurs. La RE2020 fixe des exigences sur ses performances afin de limiter les échanges thermiques avec l'extérieur.
Une isolation performante, notamment en toiture où la chaleur s'accumule le plus, est indispensable.
L'utilisation d'isolants à fort déphasage thermique permet de retarder l'entrée de la chaleur de plusieurs heures. Couplée à une forte inertie thermique des murs porteurs, cette isolation freine considérablement la montée en température intérieure durant la journée, limitant ainsi les périodes inconfortables.
Les protections solaires passives et actives
Le rayonnement solaire traversant les vitrages constitue la principale cause de surchauffe en été. Il est donc essentiel de prévoir des protections solaires adaptées et de maîtriser le facteur solaire des baies vitrées.
Les solutions passives comprennent notamment les débords de toit ou la végétation, tandis que les solutions actives reposent sur des volets roulants, des brise-soleil orientables ou des stores extérieurs.
Ces équipements peuvent bloquer jusqu'à 90 % du rayonnement solaire avant qu'il ne traverse le vitrage, réduisant ainsi significativement le DH et le niveau d'inconfort.
La ventilation naturelle et les systèmes de rafraîchissement passif
Une fois les apports de chaleur limités, il est essentiel de pouvoir évacuer celle qui s'est accumulée à l'intérieur du bâtiment. L'ouverture des fenêtres lorsque les températures extérieures deviennent plus fraîches permet d'assurer un rafraîchissement passif efficace.
La conception du logement doit ainsi favoriser une ventilation traversante en positionnant les ouvrants sur des façades opposées.
L'installation d'un brasseur d'air au plafond constitue également une solution reconnue par la RE2020 : en créant un mouvement d'air, il améliore le confort ressenti tout en consommant très peu d'énergie par rapport à une climatisation.
Le DH, un indicateur essentiel pour des bâtiments durables et confortables
Le degré heure est aujourd'hui un indicateur incontournable pour concevoir des logements capables de répondre aux conditions climatiques de demain. Plus qu'une simple exigence de la réglementation RE2020, le DH permet d'évaluer le confort d'été d'un bâtiment et de garantir un cadre de vie plus agréable face au réchauffement climatique. En limitant le recours systématique à la climatisation, il favorise également une meilleure efficacité énergétique et permet de réduire l'impact carbone.
Chez Cozynergy, nous mettons notre savoir-faire à votre service pour vous accompagner dans vos projets de rénovation énergétique. De l'étude de votre logement à la mise en œuvre de solutions d'isolation performantes, nos experts vous conseillent afin d'améliorer durablement votre confort en été comme en hiver. Profitez d'un diagnostic gratuit pour démarrer votre projet.
FAQ - Degré heure d'inconfort
Que signifie DH dans la RE2020 ?
DH signifie Degré-Heure d'inconfort, un indicateur exprimé en °C.h utilisé par la réglementation RE2020 pour évaluer le confort d'été d'un bâtiment. Il mesure le cumul annuel des écarts entre la température intérieure du logement et le seuil de confort réglementaire. Plus la valeur du DH est faible, plus le bâtiment est capable de maintenir une température agréable lors des épisodes de fortes chaleurs.
Les seuils DH concernent-ils aussi les bâtiments climatisés ?
Oui, même lorsqu'un bâtiment est équipé d'un système de climatisation, le calcul du DH est réalisé climatisation désactivée. Cette règle permet d'évaluer les performances intrinsèques du bâtiment, notamment la qualité de son isolation, de sa ventilation et de sa conception bioclimatique, avant de prendre en compte un éventuel système de refroidissement. Ainsi, tous les projets sont évalués selon les mêmes critères de confort d'été.
Le DH est-il identique partout en France ?
Non, le mode de calcul du DH est identique sur l'ensemble du territoire, mais les résultats et certains seuils réglementaires peuvent varier selon la zone climatique du projet. Les simulations thermiques prennent notamment en compte les conditions météorologiques locales, comme les températures estivales, ainsi que certaines spécificités du bâtiment, par exemple son exposition au bruit extérieur qui peut limiter l'ouverture des fenêtres. Ainsi, un même logement n'obtiendra pas forcément le même DH s'il est construit dans le nord ou dans le sud de la France.
Pourquoi le DH est-il devenu indispensable avec le réchauffement climatique ?
Avec le réchauffement climatique et l'augmentation de l'effet de serre, les épisodes de fortes chaleurs sont de plus en plus fréquents et intenses. Pour répondre à cette évolution, la réglementation RE2020, entrée en vigueur le 1er janvier 2022, a introduit le DH afin d'évaluer la capacité d'un logement à rester confortable en été. Cet indicateur encourage la mise en place de solutions passives limitant les besoins en climatisation et s'inscrit dans une démarche de construction bas carbone, plus adaptée aux conditions climatiques futures.
Le DH prend-il en compte la surface habitable du logement ?
Non, le calcul du DH ne dépend pas directement de la surface habitable (SHAB) du logement. Il repose avant tout sur une simulation thermique qui analyse le comportement du bâtiment face aux fortes chaleurs. L'isolation, l'orientation, les protections solaires, la ventilation, les brasseurs d'air ou encore les caractéristiques des vitrages ont une influence bien plus importante sur le résultat. En revanche, la surface habitable est utilisée dans d'autres calculs de la réglementation RE2020, notamment pour déterminer certains indicateurs de performance énergétique comme le Bbio (besoin bioclimatique du bâtiment) ou le Bbio max (valeur maximale autorisée à ne pas dépasser).
90 %
C'est la part du rayonnement solaire pouvant être bloqué par des protections solaires bien choisies.
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