Rénovation énergétique

Le plan de sobriété énergétique du sport

Publié le 28/06/2024
plan sobriete energetique sport
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📝SOMMAIRE
  1. Qu'est-ce que le plan de sobriété énergétique du sport ?
  2. Bilan des actions mises en place 
  3. Le plan et les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024
  4. Les axes d’amélioration envisagés
La transition écologique est une priorité majeure pour la France, et le secteur du sport n'est pas en reste. 

Depuis la création du plan de sobriété énergétique du sport fin 2022, le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, en étroite collaboration avec la ministre de la Transition énergétique, a mis en place des mesures ambitieuses dans le domaine sportif. 


Les résultats sont désormais tangibles, avec une baisse combinée de 12% de la consommation d'électricité et de gaz sur l'ensemble du secteur (clubs professionnels, structures publiques comme les gymnases, les piscines…).

Dans cet article, qui s’appuie sur le dossier de presse publié par le gouvernement, nous vous expliquons ce qu’est le plan de sobriété énergétique. Nous vous détaillons les actions mises en place depuis sa création ainsi que leur efficacité, sa place dans les Jeux de Paris 2024 et les axes d’amélioration fixés pour les prochaines années.
 

Qu'est-ce que le plan de sobriété énergétique du sport ?

C’est un ensemble de mesures qui vise à réduire la consommation d'énergie dans le département sportif en France. 

Il a été mis en place face à l’accélération du changement climatique et pour répondre aux objectifs fixés par le gouvernement.

Les mesures qui y sont exposées incluent la réduction de la température de chauffage et de l'éclairage des installations sportives, la formation de référents énergie au sein des fédérations, ainsi que des actions de sensibilisation et de communication pour encourager l'utilisation de modes de déplacement durables.

De plus, le plan vise à soutenir le développement de la pratique du vélo, de la marche et du covoiturage, lors d'événements sportifs professionnels. 

Enfin, il prévoit également un volet spécifique pour Paris 2024, avec des initiatives visant à réduire les émissions de CO2 liées à l'organisation des Jeux et à compenser ces émissions par le soutien de projets écoresponsables.
 

Bilan des actions mises en place 

Dès le lancement, les principaux acteurs du sport (tels que les clubs de sport, les fédérations, les gestionnaires de structures sportives…) se sont engagés de manière exemplaire pour atteindre les objectifs donnés.

Ainsi, 80% des actions prévues ont été mises en œuvre avec succès en 2023, témoignant de la détermination de chacun à contribuer à cet effort collectif.
 

Le chauffage et la climatisation

D’après l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe), le chauffage représente 43% de la dépense énergétique dans le domaine du sport. 

Afin de réduire cette consommation, des actions concrètes ont été mises en place et ont permis de faire des économies considérables.
 
  • La limitation du chauffage à 19°C. En 2023, 80 % des fédérations, salles privées et établissements publics ont fixé ont respecté cette limitation.
     
  • La réduction d’au moins 2°C de la température de chauffage dans les gymnases. Lors d’une activité sportive, le corps libère de la chaleur. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un environnement ambiant supérieur à 14°C dans les gymnases. Sur ce principe, 88 % des acteurs ont appliqué cette condition dans leurs espaces, c’est le cas de la métropole d’Amiens, qui est passée de 14°C à 12°C dans 31 de ses gymnases.
     
  • Le contrôle de la climatisation ; qui doit être en dessous de 26°C dans les établissements professionnels. Sur l’année 2023, 86% des établissements ont respecté cette mesure.
     
  • La réduction du chauffage au sol des pelouses de football. 80% des clubs ont réduit leur utilisation.
 

Les systèmes d’éclairage

Dans le secteur du sport, la lumière représente 8 % de part d’énergie consommée, ce qui n'est pas négligeable. 

Même si des efforts sont encore à fournir, de nombreux progrès ont déjà été fait grâce aux actions mises en place. 
 
  • La réduction de la luminosité des avant-matchs et après-matchs professionnels de presque 50% en journée et de plus de 30% la nuit. Pour des questions de visibilité lors de la diffusion à la télévision, il est nécessaire d’avoir une luminosité importante sur les terrains. Cependant, les lumières sont généralement allumées longtemps avant le début des matchs. En 2023, 99% des rencontres sportives ont réussi à suivre cette restriction. Certaines compétitions de TOP 14 ont même réussi à éviter un éclairage diurne en totalité.
     
  • L’optimisation des périodes d’éclairage des équipements de sport en fonction des heures de la journée. Parmi toutes les structures concernées, 60 % se sont équipées de détecteurs de présence en 2023.
 

Le numérique et les autres appareils électriques

La sobriété énergétique concerne aussi l’utilisation d’eau chaude sanitaire dans les structures sportives, la luminothérapie des pelouses ou les appareils électriques.

Ainsi, de simples ajustements peuvent permettre de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. C'est pour cela, qu’à travers ce plan le ministère a demandé la mise en place des mesures suivantes. 
 
  • La réduction de l’utilisation et de la température d’eau chaude dans les vestiaires. En 2023, 48 % des structures ont installé des dispositifs hydroéconomes.
     
  • La diminution de 10% de la luminothérapie des pelouses de football. Sur ce point-là, 55 % des clubs ont diminué de 42% leur consommation, comme le stade de Reims par exemple.
     
  • La désactivation des bornes wifi et la mise hors tension du matériel électronique dans les espaces inoccupés. Les établissements de sport ne sont pas dispensés d’appliquer les éco-gestes pour participer à la réduction de la consommation. Cependant, en 2023, seulement 53 % des acteurs du sport ont appliqué cette mesure.
 

Efficacité énergétique des établissements sportifs

Les installations vétustes ont souvent une dépense en énergie importante. Pour participer à leur rénovation, la mise en place des actions suivantes a été proposée.
 
  • La prolongation du programme d’intervention de l’agence nationale du sport en faveur de la rénovation énergétique des structures sportives. En 2023, 68.6 millions d’euros ont été attribués à 281 projets de rénovation des équipements de sport. Grâce à l’ensemble de ces projets, la dépense en énergie des structures sportives a diminué de 54 %. Parmi les clubs qui ont engagé des travaux, on retrouve le Stade Toulousain.
     
  • La réalisation de la maintenance des installations de chauffage dans les enceintes sportives. Des installations mal entretenues peuvent entraîner une surconsommation. Ainsi, en 2023, 79 % des acteurs ont effectué la maintenance de leurs installations.
     
  • La mise en place d’un soutien financier pour l’isolation des réseaux de production de chaleur des structures sportives. L’isolation des canalisations permet de réduire les déperditions thermiques et donc d’améliorer la performance globale des installations (tuyauteries, réservoirs…). Fin 2023, 55 % des collectivités avaient déjà fait l'isolation de leur réseau.
 

L’enjeu de la mobilité

Lors d’un événement sportif, comme un match de football par exemple,  80% de l'empreinte carbone est engendrée par le transport des spectateurs, il était donc primordial de mettre en place des actions d'amélioration vis-à-vis de la mobilité.
 
  • La mise en place de titres de transports en commun gratuits pour les détenteurs d’un billet d’un événement de sport professionnel.
     
  • L'augmentation du nombre de stationnements pour les vélos à proximité des structures sportives. En 2023, 37 millions d’euros ont été débloqués pour accompagner 350 territoires dans la mise en place d’une politique cyclable.
     
  • Le développement de la marche comme mobilité active. Le programme national ID-Marche a été développé dans ce but grâce aux 4 millions d’euros débloqués sur 4 ans.
     
  • L’augmentation du recours au covoiturage pour les spectateurs, les bénévoles et les pratiquants. À présent, 78% des clubs de football professionnel proposent le covoiturage aux supporters.
     
  • L’encouragement des offres tarifaires avantageuses pour les spectateurs des grands événements sportifs recourant à des modes de déplacement durables. Depuis 2023, la proposition d’une offre avantageuse est obligatoire pour les grands événements internationaux français s’ils veulent bénéficier du soutien financier de l’Etat.
 

La formation à la réduction de la consommation énergétique

La réduction de la dépense d’énergie passe avant tout par l’application d’éco-gestes simples. Il est donc essentiel de sensibiliser, de former et de mettre à disposition des outils pour le public.
 
  • Le renforcement des écolabels dans les structures sportives. Durant l’année, 81% des fédérations ont renforcé leur label. 
     
  • Le déploiement de la charte des 15 engagements écoresponsables dans les fédérations et les ligues professionnelles. Cette charte a été signée fin 2023 par l’ensemble des acteurs.
     
  • La mise à disposition de modules de formation sur la transition écologique.
     
  • La formation d’un référent au sein des fédérations et des ligues professionnelles pour être vecteur de cette sensibilisation. Parmi les 66% de référents nommés au sein des fédérations, 58% ont été formés aux enjeux climatiques.
 

La communication autour du plan de sobriété

La communication auprès des citoyens est la clé pour sensibiliser sur la sobriété énergétique, c'est pour cela que plusieurs actions avaient été engagées.
 
  • La mise à disposition de supports de communication auprès des acteurs du sport, pour relayer les informations sur les écogestes. De nombreuses actions ont déjà été mises en place pour sensibiliser le grand public sur les éco-gestes ; mais des efforts sont encore à fournir. 
     
  • L’encouragement des organisateurs d’événements sportifs pour communiquer sur les moyens de transports décarbonés. En 2023, 63% des fédérations ont communiqué davantage. 
 

Les piscines publiques

Les piscines et les bassins publics gérés principalement par les collectivités sont très énergivores et peuvent représenter jusqu’à 10 % de la dépense énergétique totale de la commune. Il est donc important d’agir sur ces structures en mettant en place des mesures pour réduire leur consommation.
 
  • La diminution de la température de l’eau d’au moins 1°C. Sur le territoire français, 70 % des piscines ont baissé la température de l’eau d’au moins 1°C et celle des bassins de 1,1°C.
     
  • L’optimisation des heures, jours ou périodes de fermeture entre les piscines d’un même territoire. Près d’un tiers des gestionnaires de ces espaces ont appliqué ces restrictions en collaboration avec les collectivités voisines de leur territoire.
     
  • L’accompagnement des gestionnaires de piscines pour qu’ils puissent bénéficier des CEE. Grâce à cet accompagnement, en 2023, 47 projets concernant des espaces de natation ont été financés. C’est le cas du Centre Aqua de Tulle, qui a pu bénéficier d'un million d'euros de subvention.
 

Le plan et les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024

Alors que 2024 s'annonce comme une année exceptionnelle pour le sport français avec l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques, de nouvelles perspectives sont d'ores et déjà envisagées pour prolonger les efforts de sobriété et réduire les émissions de CO2.

Pour cela, plusieurs actions ont été recommandées par le ministère : 
 
  • La priorisation du réseau public de distribution d’électricité. Sur les sites de compétitions, les raccordements ont été effectués au réseau électrique public, permettant ainsi une réduction de 80% des émissions.
     
  • L’optimisation des dépenses électriques sur les sites de compétition (leds, dispositifs basse consommation). L’utilisation de LED sur tous les sites de compétition va permettre une diminution de 80 % des dépenses liées à la lumière.
     
  • La conception d’ouvrages sobres énergétiquement. C’est le cas du Centre Aquatique Olympique en Seine Saint Denis, qui a été construit de façon pérenne ; ou du Village Olympique. 

Les axes d’amélioration envisagés

De nombreuses manœuvres prévues dans ce plan ont été prises en compte par les fédérations de sport en 2023, mais tous les objectifs n’ont pas été atteints. 

De ce fait, sur 2024, le ministère incite l’ensemble des acteurs du secteur à redoubler d’efforts et à continuer de s’investir à travers d’autres actions, comme : 
 
  • Le maintien fermé des portes et des fenêtres des structures privées ou publiques lorsque le système de climatisation fonctionne.
     
  • La consultation du guide de la sobriété numérique, pour appliquer des gestes simples tels que : inciter la seconde vie des équipements informatiques, diminuer la luminosité des écrans…
     
  • L’installation de moyens de protection contre la chaleur (volets, rideaux…).
     
  • La végétalisation des infrastructures sportives pour que le rayonnement solitaire soit absorbé plus facilement.
     
  • Etc.
Parallèlement aux objectifs mis en place pour le domaine sportif, le gouvernement souhaite également améliorer l’efficacité énergétique du parc immobilier français, pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Ainsi, les propriétaires particuliers sont invités à entreprendre des travaux de rénovation de leur logement pour atteindre l’objectif fixé.

Si vous souhaitez vous investir dans cette démarche, et que vous avez un projet de rénovation énergétique, n’hésitez pas à faire appel à Cozynergy, expert en rénovation énergétique.

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C'est la baisse de la consommation énergétique réalisée en 2023 grâce aux mesures du plan de sobriété.
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